La photographie culinaire

oeufAvec l’avènement du tout numérique qui l’a plongé dans une crise et profonde remise en cause existentielle, la spécialisation en photographie semble tirer son épingle du jeu. Et s’il est une niche qui a la cote, c’est bien celle de la photographie culinaire. Paris lui consacre d’ailleurs ces jours-ci un festival, le premier du genre, avec pour thème «Poissons, coquillages et crustacés».

Hormis quelques rares titres éditoriaux tablant sur la tendance rétro, genre cahier de cuisine calligraphié, le couple recette/photo (ou le couple produit alimentaire/photo) est aujourd’hui incontournable. Son rôle ? Nous faire consommer, saliver et nous donner une représentation finale du plat… que nous ne ferons peut-être jamais ! Combien de livres et magazines, achetés, feuilletés puis relégués aussitôt au rang de bibelots ? La photographie culinaire, tellement belle qu’elle nous donnerait des complexes ?

Dans un projet éditorial, le budget photos représente une part importante; voire la part principale ! Surtout si l’on veut des visuels de qualité et donc s’entourer d’un voire plusieurs professionnels compétents : cuisinier, photographe, styliste culinaire, accessoiriste. Ces professionnels pouvant être (aussi) des amateurs.


Car, comme dans d’autres domaines, les amateurs passionnés de bouffe se sont en effet lancés dans la photographie et le stylisme culinaires, principalement via leurs blogues. Les plus talentueux se font même repérer par des maisons d’édition et parviennent à décrocher un contrat ! Cette (nouvelle) situation concurrentielle devrait pousser les professionnels à exceller en créativité et en qualité.


Depuis une dizaine d’années, la photographie culinaire est à la mode. Et comme elle tend à vieillir rapidement (feuilletez d’anciens magazines ou livres et jugez par vous-même), le marché est donc très porteur ! On n’a pas fini de se lécher les pupilles :)

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