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Le vert alimentaire : bio, végane, veggie… (quelques définitions)

Vert-SophieSuraniti

Après deux semaines passées à Hawaii (qui me confirme qu’aux États-Unis, pour s’en sortir alimentairement parlant, il faut virer bio et dans le tout-faire-soi-même), le premier festival végane de Montréal, l’expo Manger Santé et Vivre Vert, c’est l’occasion de faire le tour des définitions comme bio, naturel, éco-friendly, végane, veggie…

• Bio (ou biologique) : produit issu de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement (qualité des sols, de l’eau, l’air, conditions de vie des animaux, etc.), sans intrants (c’est-à-dire sans pesticides, herbicides ou fertilisants) ou semences issues d’OGM pour les cultures et sans hormones de croissance, antibiotiques ou farines animales pour l’élevage. Au Québec, le bio est une certification pilotée par un organisme officiel, le CARTV. Tout produit bio doit avoir le logo officiel apposé sur son emballage.


• Naturel : produit très peu ou pas du tout transformé, sans agents de conservation, sans saveurs artificielles, sans colorants, etc.


• Éco-friendly (ou écoresponsable) : produit biodégradable, sans substance chimique, pouvant être fait de matières recyclables.


• Végane : qui exclut toute utilisation, exploitation et consommation animale – y compris les produits dérivés tels que produits laitiers, miel, laine, cuir.


• Veggie : synonyme de végétarien avec tout ce que cela ouvre comme possibilités puisque le végétarisme varie beaucoup d’une personne à l’autre (lire ci-dessous). En général, pas de consommation animale, mais oui pour les produits dérivés (lait, œufs, miel).

Le végétarisme, un peu comme une série de poupées russes. 
La cuisine végétarienne est vaste et pleine de sous-catégories! La première pourrait être celle du flexitarisme, un terme récent pour désigner un végétarisme occasionnel (le mouvement « lundi sans viande » en est un bel exemple). La deuxième pourrait englober le pesco-végétarisme qui maintient la consommation de poisson. La troisième sous-catégorie pourrait comprendre l’ovo-lacto-végétarisme, le type de végétarisme le plus répandu qui inclut les œufs, les produits laitiers et le miel. Et ainsi de suite. Telle une série de poupées russes s’emboitant les unes les autres, le répertoire de recettes sans viande ou sans protéines d’origine animale s’étend ainsi du plus large au plus restreint (par exemple une personne végane exclut toute utilisation, exploitation et consommation animale – y compris les produits dérivés tels que produits laitiers, miel, laine, cuir), selon le type de régime végétarien choisi pour des raisons de santé, d’éthique, de religion, etc.

L’une des dernières tendances de cette grande famille verte : l’alimentation vivante. 
Il s’agit d’un régime alimentaire de type végétalien, sans cuisson, qui vise à préserver les propriétés énergétiques des aliments. À cette pratique souvent rattachée au crudivorisme (un mouvement originaire de Californie), s’ajoute une philosophie respectueuse de la nature (produits issus de l’agriculture biologique, non transformés).

Sophie Suraniti

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