Manger à Cuba

Cuba

Je n’allais pas à Cuba pour manger.

Heureusement ! Car la gastronomie là-bas se fait (encore) attendre.* Et c’est bien normal lorsqu’on survole brièvement comme je l’ai fait une société qui tente de s’en sortir malgré tous les obstacles et pour laquelle manger (tout court, à savoir un plat de riz et du poulet) peut être une gageure quotidienne. Oui Cuba est un pays rempli de paradoxes ! Mais est-il le seul ? Hum…

D’un côté il y a le Cuba des touristes, celui construit de toutes pièces aux abords des plages de sable blanc avec ses Guantánamo hôteliers (pardon, je voulais dire « complexes »…) et de l’autre le Cuba des Cubains, coloré, misérable et dépouillé mais toujours fier et très cultivé. Un patrimoine architectural à couper le souffle (La Havane, quelle beauté !), une musique omniprésente (pas toujours de qualité… il n’y a pas que des Compay et des Ferrer !) et des épiceries quasiment vides.

Alors le matin, chez l’habitant (les fameuses « casas particulares »), on a le droit à une assiette de fruits, un petit poisson pané ou un oeuf, du pain, du beurre, un jus de fruits et du café. La variété des produits alimentaires est maigre mais par contre, elle est généralement de qualité car l’agriculture a viré bio pour des raisons politiques (ce texte de 2008 résume bien la situation alimentaire du pays).

Le système D fonctionne à fond (que les Hommes sont inventifs !) et je ne pourrai que conseiller une chose : allez-y et oubliez Varadero et les Cayo Largo !

*Il y a sans doute des chefs cubains qui officient dans leur coin avec beaucoup d’imagination et de créativité…

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