Tous ces mots qui nous cuisinent !

motsculinairesLe vocabulaire culinaire est à l’image de l’actualité du secteur : effervescent, évanescent, turbulent; bref, difficile à suivre ! Quand un secteur suscite autant de créations et de réactions terminologiques, cela prouve qu’il bouge, qu’il est vivant ! Et je ne parle pas ici des termes culinaires qui décrivent précisément une technique, une gestuelle ou un ustensile (comme cuisson à blanc, limoner, caquelon…) mais des mots issus de la presse (papier) et des chroniques (Web et autres). Comme souvent, les Français vont abuser des anglicismes et les Québécois, s’en excuser :)

Les «sphères» : cuisinosphère, culinosphère, cookosphère… Si vous les rencontrez, Internet n’est pas loin ! Les blogues en fourmillent.


Les anglicismes «basiques» : slow food, junk food, comfort food, fun food, finger food, street food (un concept qui a la cote à New York; nos hivers + la législation qui interdit de préparer et vendre de la nourriture dans la rue = sommes-nous prêts ?). Vous prenez un food, vous lui collez devant une intention et vous voilà complètement foodie… c’est-à-dire un amateur intéressé de bonne bouffe.


Les anglicismes «combinés» : cocooking, fooding (= food + feeling)… Lorsqu’il est apparu il y a 10 ans, le fooding se voulait surtout annonciateur d’une certaine modernité et liberté en cuisine; aujourd’hui, on le sert à toutes les sauces ! Mais il fait toujours bien :)


Les combos : alicaments, bistronomie… Des contractions de mots pour n’en former qu’un seul. Bistronomie = bistrot + gastronomie. En période de récession, ça marche. Le concept ? Aux fourneaux, un grand chef; en salle, moins de décorum, nappe et autre clinquant. La bistronomie vous sert donc une nourriture digne de celle d’un grand restaurant dans un décor plus convivial et moins guindé. Et forcément, ça coûte moins cher !


Les créations publicitaires : ingrédience… à savoir l’importance accordée à l’origine, à la qualité et à la transformation des ingrédients; concept issu de l’agence Enzyme.


Les pathologies alimentaires : moins drôles hélas. On connaît l’anorexie, la boulimie, et pas du tout la potomanie. Aujourd’hui, on parle surtout d’orthorexie, à savoir cette obsession de se nourrir sainement; un «étiquettophage» obessionnel en quelque sorte.

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